31/07/2015

UNDER HER SPELL


Every six months, when the LOVE Magazine is out, the only question needed to be asked is "Which cover are we going to choose?". Indeed, this Fashion Bible's speciality is to offer several ones among which you'll often find Kate Moss, Cara Delevingne or Kendall Jenner. This time, there was a Kate Moss cover and even if, I hesitated for a while (Ok, there are harder choices... we're not in Sophie's Choice...), I returned to senses and picked the Florence Welch's cover by David Sims. A black and white cover. Unpretentious. A close up on the face of a woman who has a million things to tell us, only through her eyes. How could I have chosen another one?

Quand le LOVE Magazine sort tous les 6 mois, la seule vraie question qui se pose est "Quelle couverture vais-je choisir?". En effet, la spécialité de cette Bible Mode est d'en proposer plusieurs parmi lesquelles on retrouve souvent Kate Moss, Cara Delevingne ou Kendall Jenner. Cette fois-ci, c'était Kate Moss. Et même si j'ai un moment hésité à choisir cette couverture (je l'avoue il y a des choix plus difficiles à faire... on n'est pas dans le Choix de Sophie là...), je me suis ravisé et j'ai serré contre mon petit cœur de groupie celle de Florence Welch par David Sims. Une couverture en noir et blanc. Sans artifices. Un gros plan sur le visage d'une femme qui a des millions de choses à nous dire et ce, rien qu'avec ses yeux. Comment aurais-je pu en choisir une autre?



The very first article we wrote on this blog was dedicated to Florence + the Machine, to the inspiration she was giving us and to "the slap" she had given us when we had seen her live at the Casino de Paris. Yes, that day, she did give us a big huge slap. I have seen a lot of artists live (far less than Yann who even saw the Daft Punk & the Strokes!) but few made me feel that way. Her voice ran through me, her songs fascinated me, her presence carried me away. The first time I listened to one of her songs, back in 2008, it gave me a huge slap too. I had never heard such a thing before! It was magnificent, crazy, romantic, passionate and nervous all at the same time. And I don't even talk about her voice. I was under her spell, in love, mesmerized, bewitched. Florence Welch is the most beautiful witch.

Le tout premier article que l'on a écrit sur ce blog était consacré à Florence + the Machine, à ce qu'elle nous inspirait et à la claque qu'elle nous avait mis quelques jours auparavant au Casino de Paris devant une foule déchaînée. Car c'est bien d'une bonne grosse claque dont il s'agit. J'ai vu pas mal d'artistes en concert (bien moins que Yann qui lui a même vu les Daft Punk et les Strokes!) mais peu ont eu l'effet que Florence a eu sur moi. Sa voix m'a transpercé, ses chansons m'ont fasciné, sa présence m'a emporté. La première fois que je l'ai entendu en 2008 je me suis également pris une grosse claque. Je n'avais jamais entendu ça auparavant. C'était à la fois magnifique, fou, romantique, excité, passionné. Les instruments étaient beaux. Sa voix je n'en parle même pas. J'étais sous le charme, amoureux, envoûté, ensorcelé. Florence Welch est la plus magnifique des sorcières et elle me pourrait me donner toutes les claques qu'elle désire ça m'irait parfaitement. 

Pictures by David Sims from the LOVE Magazine Issue 14

What fascinates me when it comes to her is her ability to renew herself while genuinely remaining who She deeply is. Her style cannot be imitated and I could identify her voice among a million. Each time, she is proposing something slightly different. A few artists make me feel what she does. A bittersweet mix of joy + a burning desire to dance + a need to be alone & close my eyes. It's weird how her music acts on my soul. When her third LP was announced, I was, as you could imagine, excited and eager to listen to it and savor it just like you could savor the best wine ever, taking your time to enjoy every note, every nuance, every flavor. The new singles came one after another. I loved them but not the way I used to love the previous ones. I was afraid to be disappointed and I did not want to be. She could not be another Lana Del Rey. Then the D-Day came, I bought her album and I listened to it. The more I listened to it, the more I loved it. I did not need to make myself love it, this love came naturally almost unconsciously. How Big How Blue How Beautiful is a magnificent album deserving to be listened to slowly, patiently. The more you will listen to it, the more you will find the grace that is so specific to Florence Welch: a grace telling you the saddest, the most harrowing stories but taking you far far away, in a place where the only thing you want to do is dance and enjoy. Here, it is the album of an artist who bares all by telling you the story of her painful love affairs and yet, there is light everywhere! I could not tell which song is my favorite because I love them all, each for a special reason. I have only two advice to give you: if you haven't listened to her new LP yet, just do it again and again. And if you are lucky enough to see her live (she is currently on a worldwide tour), buy some tickets, go with your eyes closed (but with your ears wide open!), you won't be disappointed, I promise you.

PS: You should definitely read the article about her in the LOVE Magazine Issue 14, it is moving just like her.

Ce qui me fascine particulièrement chez elle c'est qu'elle arrive à se renouveler tout en restant Elle à part entière. Son style est inimitable. Je pourrais reconnaître sa voix entre des millions. Mais à chaque fois, elle propose quelque chose d'un peu diffèrent. Peu d'artistes me procurent la sensation qu'elle me procure. Un mélange doux amer de joie + une envie irrépressible de danser + un besoin d'être seul et de fermer les yeux. Lorsque son troisième album a été annoncé, j'étais, comme vous pouvez l'imaginer, pressé de l'écouter, de le savourer comme on savourerait une bonne bouteille de vin, en prenant le temps de goûter toutes les notes, toutes les nuances, tous les parfums. Les singles s'enchaînaient. J'aimais mais pas comme avant. J'avais peur d'être déçu et je refusais de l'être. Elle ne pouvait pas être une autre Lana Del Rey. Puis son disque est sorti, je l'ai acheté et plus je l'écoutais, plus je l'aimais. Je n'avais plus à me forcer, ça se faisait naturellement presque inconsciemment. How Big How Blue How Beautiful est un album magnifique qui mérite qu'on prenne le temps de l'aimer. Les premières écoutes vous sembleront peut-être décousues, inhabituelles mais plus vous l'écouterez, plus vous découvrirez une grâce que seule Florence Welch possède: la grâce de ceux qui même avec les histoires les plus tristes, les plus poignantes, les plus déchirantes vous entraînent loin, ailleurs et vous font tout oublier. Ici c'est l'album d'une artiste à nue, qui nous raconte tout de ses amours douloureuses et pourtant il y a de la lumière partout. Je ne pourrais même pas vous citer une chanson que j'aime plus que les autres car je les aime toutes. Je n'ai qu'un seul conseil ou peut-être deux. Si vous n'avez pas écouté cet album ou que vous ne connaissez pas bien la discographie de Florence + the Machine, allez y les yeux fermés et écoutez encore et encore. Et si vous avez la possibilité de la voir en live (elle commence une tournée qui va l'emmener aux quatre coins de la planète) allez y, vous ne serez pas déçus je vous en fais la promesse.

PS: Lisez également son article dans le LOVE Magazine Issue 14, il est à son image, touchant.

Take some time to enjoy her latest videos, beautiful short movies

HOW BIG HOW BLUE HOW BEAUTIFUL



WHAT KIND OF MAN (THE ODYSSEY - CHAPTER 1)



ST JUDE (THE ODYSSEY - CHAPTER 2)



SHIP TO WRECK (THE ODYSSEY - CHAPTER 3)



QUEEN OF PEACE & LONG AND LOST (THE ODYSSEY - CHAPTERS 4 & 5)


Words by Charles Margueritte





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