20/09/2015

TOO MUCH IS NEVER ENOUGH

Writing about J.W. Anderson's work is not an easy task as the man has an immense, rich and edgy culture when it comes to Art, a culture he always uses to put some references here and there in his collections. To talk about him & his work, you mustn't be afraid of facing concepts or notions that may escape you. This time, for his eponymous Spring Summer 2016 collection presented yesterday in London, the British designer got inspired by the work of the sculptor Richard X Zawitz to imagine a multi-faceted collection for a multi-faceted woman.

Ecrire sur le travail de J.W. Anderson n'est pas chose aisée tant l'homme est empreint d'une culture riche et pointue quand il s'agit d'Art, une culture qu'il utilise toujours à bon escient pour placer ça et là des références dans ses collections. Pour parler de ses collections il ne faut donc pas avoir peur de se confronter à des concepts ou à des notions qui parfois nous dépassent. Cette fois-ci, pour sa collection éponyme pour le Printemps Eté 2016 présentée hier à Londres, le designer britannique s'est inspiré du travail du sculpteur Richard X Zawitz pour imaginer une collection aux multiples références, une collection pour une femme aux multiples facettes.

His SS16 collection translates J.W. Anderson's desire to exceed, trying very hard to deliver a wardrobe full of brand new pieces (that yet seem familiar, a tour de force!). He wants volume, abstraction, sexy and a restrained beauty. This collection features many contrasts as beauty is not straightforwardly exposed. Anderson is always questioning beauty throughout his collections because he believes there's not a single definition and there are simply no rules. The silhouettes are embodying these contradictions. Some are re-defining the body trying to bring a new perspective in order to express femininity. A tiny black bra to cover the top of the body of the model opening the collection, the neo bustier tops to put forward the shoulders and the mini-skirts to reveal the legs, the most beautiful part of the body according to the designer. The voluminous "KlausNomiesque" shoulders and the big ruffle bras daze us and puzzle us but in the good way. We love JDub (his nickname) for that because he always wants to push creation to its limits, bringing these 80's kitsch and extravagant shapes that felt outdated until yesterday but now everybody wants them! He cut these voluminous tops in a mesmerizing abstract fabric to creating pieces we could not forget. Too much is never enough in this collection! Think of  how he translated Richard X Zawitz sculptures to engineer his silhouettes embellishing them with this breathtaking print. Think of how it works very well on the bustier and its matching skirt, both having leather insertion, reminding us of some pieces of art. There are also an intriguing re-interpretation of the uniform in this collection. A ribbed knit jumper features a polo neck ruffle collar to match with a laced ankle trousers,  a perfect daywear ensemble. And what about a sheer tracksuit suit for the office? Why not? Maybe J.W. Anderson finds it hard to sum up his vision in one single concept. No problem for us! We love a collection with too many ideas compared to a collection that keeps on recycling past season's ideas. A lot of brands are coming to our minds but sorry, we're not in a mean mood today... Writing about the perfect JDub has just brightened our day!

Sa collection P/E2016 traduit le désir de J.W. Anderson de faire dans l'excès, d'essayer à tout prix d'imaginer une garde-robe pleine de nouvelles pièces (qui pourtant nous semblent familières, un véritable tour de force!). Il veut du volume, de l'abstrait, du sexy et une beauté toute en retenue. Cette collection met en scène de nombreux contrastes puisque la beauté n'y est pas exposée de manière directe et frontale. Anderson n'arrête pas de remettre en cause cette idée de beauté croyant tout bonnement qu'il n'y a pas une seule & unique définition et tout simplement pas de règles prédéfinies. Ses silhouettes symbolisent toutes ces contradictions. Certaines redéfinissent le corps féminin en essayant d'apporter une nouvelle perspective à l'expression de la féminité. Ainsi, le mannequin ouvrant le défilé porte une tout petit soutien-gorge noir pour couvrir le haut de son corps. Il y aussi les hauts/neo-bustiers pour mettre en avant les épaules et les mini-jupes pour mettre en valeur les jambes, la partie du corps la plus belle selon le designer. Les épaules volumineuses très "KlausNomiesques" et les soutien-gorges fait de larges volants/frou-frous nous émerveillent et nous déstabilisent mais d'une bonne manière rassurez-vous. C'est une des raisons pour laquelle on adore JDub (son surnom) car il veut toujours repousser les limites de la création, en apportant ces formes très 80s, très kitsch, complètement extravagantes qui, jusqu'à hier, semblaient totalement has been et qui désormais sont redevenues désirables. En utilisant ce tissu abstrait pour créer ses tops tout en volume, il a crée des pièces qu'on ne peut pas oublier. Trop n'est jamais assez pour lui! Regardez comme il a traduit l'oeuvre de Richard X Zawitz pour donner quelque chose en plus à ses silhouettes, les embellissant d'un tissu à couper le souffle. Regardez aussi comme ça fonctionne bien sur le bustier et sa jupe coordonnée, les deux ayant des inserts en cuir, de véritables œuvres d'art! Dans cette collection il y aussi une intrigante ré-interprétation de l'uniforme. Ainsi, un pull côtelé possédant un col polo en volants est associé à un pantalon noué aux chevilles pour donner un ensemble parfait pour la journée. Et pourquoi pas aussi porter un survêtement vaporeux et tout en transparence au bureau? Pourquoi pas? Peut-être que J.W. Anderson a quelques difficultés à résumer sa collection en un seul concept. Ça ne nous pose aucun problème. Nous, on adore les collections qui ont trop d'idées. Ça vaut toujours mieux que celles qui recyclent à l'infini les idées des saisons passées. Beaucoup de marques nous viennent à l'esprit en disant ça mais désolé, aujourd'hui nous ne sommes pas d'humeur méchante... Ecrire sur le parfait JDub vient juste d'illuminer notre journée!











Pics via Dazed Digital by Chloé Le Drezen



Words by Yann Sackville-West & Charles Margueritte





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