04/10/2015

#PFW IS BURNING!

The Vetements shadow is all over Paris Fashion Week (#PFW) now, conquering everyone's hearts since their outstanding Fall 2015-16 collection. They are part of the establishment, being the most exciting venue on the schedule because they are disrupting this industry, bringing back a vibe and an energy that go against the Parisian way of making fashion. I was too young to remember the days of the Anti-fashion take on PFW in the 90's but the Vetements spirit makes me think of that period. Paris is burning because of them. There are not many young designers out there who are doing the same. Nowadays, there is no comparison to what they are doing apart from the 90's iconoclast designers (Martin Margiela, Rei kawakubo, Ann Demeulemeester, Yohji Yamamoto...etc).

L'ombre de Vetements est désormais partout lors de la Fashion Week de Paris (#PFW), conquérant le cœur de chacun depuis leur collection remarquable Automne Hiver 2015/16. Ils font maintenant partie de l'establishment, étant le défilé où aller, le défilé à voir tant ils perturbent l'industrie et ramènent une énergie qui d'habitude ne caractérise pas la façon "parisienne" de faire de la mode. Je suis trop jeune pour me souvenir de l'époque où "l'Anti-Fashion" a pris Paris à l'abordage dans les années 90 mais l'esprit de Vetements me fait penser à cette période. Ils mettent le feu à Paris et il faut dire qu'il n'y a pas beaucoup de jeunes designers capables de faire la même chose. On peut même aller jusqu'à dire qu'il n'y a aucune comparaison de nos jours hormis ces designers iconoclastes des années 90, des designers comme Martin Margiela, Rei Kawakubo, Ann Demeulemeester, Yohji Yamamoto...

So you can imagine the great expectations regarding this Spring Summer 2016 collection. Vetements is on the radar of the whole fashion sphere. Everyone is expecting another moment of grace, another brick in the wall, something that will puzzle, derange, daze, confuse and entertain. This collection had to be even better than the previous one. So the trashy Dépôt club is replaced by a tacky-classic Chinese restaurant decorum in the popular area of Belleville. The models are walking fast and furiously featuring "guest stars" like Russian designer Gosha Rubchinskiy (who opened the show), Lotta Volkova Adam (who is the Vetements stylist) or Paul Hameline (a friend & model who closed the show). The Vetements garments are making flash appearances and it's the kind of clothes you instantly love or hate. No need to get a closer look because they are standing for their uniqueness, their boldness, their attractiveness and sometimes their oddness. The Vetements designers led by Demna Gvasalia are designing for themselves, for their gang, giving them what they love and what they want to wear. They are translating their disturbing ethos into something people want to wear. They are succeeding in giving value to the most trivial things. A DHL t-shirt, a grandma curtain print dress, a plastic apron dress, a gallery of exaggerated long-sleeved tees and sweatshirts which are staples of the youth subculture, are turned into one to buy basics. That's the same idea with leather, denim and velvet used to look like they are coming from a thrift store. This collection is like a beautiful mess. The Vetements gang has its very own definition of beauty. The designers are not here to make a typical sophisticated dress but it doesn't mean that what they are creating is lacking of the intention to embellish. Yet, I don't think people can reduce their work by saying it's the return of anti-fashion. They are not a stereotype! We have to acknowledge and respect their work because I can read between the lines and I can see the word 'diversity'  coming out of all these intriguing looks. They are putting the Paris Fashion Week upside down, delivering something new even if they are referencing the work of Martin Margiela. The streets are taking control of PFW  thanks to Vetements. That's one thing I don't see much these days and I have to admit that's the good thing with making fashion through an outside & underground perspective!

Vous imaginez donc l'attente énorme suscitée par leur collection Printemps Eté 2016. Vetements est sur le radar de toute la Fashion Sphère. Tout le monde attend un nouveau moment de grâce, une nouvelle pierre à leur édifice, quelque chose qui va déranger, perturber, troubler et divertir. Il fallait que cette collection soit même meilleure que la précédente. Le club Dépôt bien trash est donc remplacé par un énorme restaurant chinois clinquant de Belleville, un quartier populaire de Paris. Les mannequins marchent vite, très vite et comptent dans leurs rangs des guests comme le designer Russe Gosha Rubchinskiy (qui a ouvert le défilé), Lotta Volkova Adam (la styliste de Vetements) ou Paul Hameline (un ami et mannequin qui a fermé le défilé). Les vêtements Vetements vont de brèves apparences et c'est le genre de vêtements qu'on aime ou déteste presque immédiatement. Pas besoin de s'approcher plus près pour les voir parce que leur côté unique, leur audace, leur beauté et parfois leur étrangeté font qu'ils se suffisent à eux-mêmes. Les designers de Vetements menés par Demna Gvasalia créent pour eux-mêmes, pour leur gang, leur donnant ce qu'ils aiment et ce qu'ils veulent porter. Ils traduisent l'âme trouble de leur marque en quelque chose que les gens veulent porter et ils y parviennent en donnant de la valeur aux choses les plus triviales. Un tee-shirt DHL, une robe imprimée rideaux de grand-mère, une robe tablier en plastique, une galerie de tee-shirts aux manches exagérément longues et de sweatshirts qui sont la base du vestiaire des sous-cultures jeunes deviennent tout à coup des basiques qu'il faut avoir. C'est la même idée avec le cuir, le denim et le velours qui sont utilisés pour avoir l'air de sortir tout droit d'une boutique de seconde main. Cette collection c'est un beau bordel. La bande de Vetements possède sa propre définition de la beauté. Les designers ne sont pas là pour faire une robe sophistiquée classique mais ça ne signifie pas qu'ils n'ont pas l'intention d'embellir ce qu'ils imaginent. Cependant, je ne pense pas que les gens peuvent réduire leur travail en disant que c'est le retour de l'Anti-Fashion. Ils sont tout sauf des stéréotypes. On doit reconnaître et saluer leur travail parce qu'il faut lire entre les lignes et ainsi distinguer le mot 'diversité' venant de toutes ces tenues intrigantes. Ils retournent tout sur leur passage en proposant quelque chose de frais et nouveau et ce, même s'ils se réfèrent au travail de Martin Margiela. Grâce à Vetements, la rue prend le contrôle de la #PFW. C'est quelque chose d'assez rare pour être souligné et ça fait du bien d'appréhender la mode à travers un prisme underground!









Pics via I-D Online by Jason Lloyd Evans


Words by Yann Sackville West




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