18/12/2015

ROSEBUDS

We have often written about the incredible "rebirth" of Loewe instilled by the genius Jonathan Anderson but another leather goods brand has also experienced a more than vital incredible comeback. This brand is Coach and thanks to Stuart Vevers, the designer in charge of the creation since 2013, it is now becoming a major name for the fashion crowd (for instance Susie Bubble) thanks to fun & cool must-haves, pieces that are, at the same time, completely modern and a tad retro. Just a quick reminder: before Jonathan Anderson, it was Stuart Vevers who was creative designer at Loewe. This "game of musical chairs" has proved to be more than beneficial, don't you think?

On vous parle souvent du renouveau de Loewe grâce à l'esprit génial de Jonathan Anderson mais une autre grande marque de maroquinerie a connu ces dernières années une renaissance plus que nécessaire. Cette marque c'est Coach et grâce à Stuart Vevers, le designer en charge de la création depuis 2013, elle est en train de devenir incontournable dans le vestiaire de toutes les fashionistas qui se respectent (Susie Bubble par exemple) grâce à des must-haves et des pièces fun, cool et à la fois terriblement dans l'air du temps et un brin retro. Rappelons quand même  qu'avant Jonathan Anderson c'est Stuart Vevers qui officiait chez Loewe, ce jeu de chaises musicales a été plus que bénéfique vous ne trouvez pas?

Looking at the pictures of the Spring Summer 2016 collection presented in September during New York Fashion Week, a short story came to my mind. So take a seat, close your eyes and imagine the wild plains of Midwest because this is where I am taking you now.

En regardant les images de la collection Printemps Eté 2016 présentée en septembre dernier une histoire me vint à l'esprit. Alors asseyez-vous confortablement, fermez les yeux et imaginez les plaines sauvages du Midwest car c'est là-bas que je vous emmène.



"Hannah, this is the name of my heroine, lives in New York. I think you can define her life as pretty cool but she is deeply bored. Summer in New York is oppressive, all her friends are on holidays, she is lonely. She is often looking through her window and is dreaming of something else, something more. She wants wilderness, never-ending steppes, greenery again and again. Of course, she could go to Central Park but this is not the same. There, she knows that sooner or later, she would go back to the asphalt, that sweating macadam burning under the sunrays. Central Park is too small for Hannah. New York is too small. She wants to visit the West, she'd love to go to the West. She has always dreamed of some kind of road trip. Going from festival to festival. Hitchhiking. Jumping into empty train wagons going slowly. Looking at the landscape unrolling before her eyes. Simply breathing. Ok, she thinks this may sound a little bit too idyllic and there would be hazards, hard times and muddy roads. Whatever! She wants to go there with a backpack, a few dollars in her pocket and come what may! She can see her mum back in the 70s with her Jodie Foster look and her heart-shaped sunglasses. Her smile. Her gap in front teeth. Her joie de vivre. Why can't she feel this too? Why is she so sad? So nostalgic of something she has never known? She has always believed in the power of beautiful & fortuitous encounters at the bend in the road, on a bench, on a terrace so she has to live such an adventure. She has to hit the road. She needs to stop living indolently in New York. She wants to be this 70s girl with colourful outfits and flowers in her hair & clothes. Actually, she wants to wear Coach so much. She is craving for Coach. She sees herself as a neo Laura Ingalls and after all, she already has the freckles. Unconsciously, it may be all these Coach pieces that have given her this need to visit the countryside in some remote Western place. She can already hear her friends say that these garments would be perfect for an eccentric grandma. They cannot understand. All Hannah can see are exquisite patchworks of flowery prints, beyond cool outfits, colourful & pop biker jackets, clothes light as a Summer breeze, short dresses you could never get tired of wearing, two-coloured leather skirts worn with sheer blouses, tied around the neck like a modern-day Calamity Jane. All these clothes are so fashionable and so different from she is used to wearing. These neo printed parkas perfect for facing the summery showers. These leathers counterbalancing the girly vibes, all this "rosebud in frills" stuff. Everything is perfect. And these boots! And these animal slip-ons! She could have walked till the West Coast with them! For fresher Summer evenings, she can perfectly picture herself into this jumper printed with sleeping mountains & a crescent moon. Or with the dinosaur one. Tyrannosaurus Rex. Don't tell anyone but deep down she has always dreamed of becoming a paleontologist. This collection is all about freedom. The freedom of wearing what you really want to wear, of mixing prints, fabrics, influences. The freedom of being whoever you want to be. A biker. An It Girl. A nerd. A sexy or romantic girl. Or both. The freedom of embodying this Americana spirit without all the boring clichés & stereotypes. The freedom of being a genuine fashionista. This Coach Spring Summer collection gives her a burning desire to be completely free, completely herself. But after all, no need to be hundred miles away from New York to feel this. It can all start now. It is now or never. The brand new Hannah is coming to life right here and now with or without these beautiful Coach garments. Having these images, these looks in her head is enough to start smiling & feeling alive again. New York get ready, you won't believe your eyes!"  

"Hannah, puisque c'est ainsi que mon héroïne se prénomme, vit à New York. Sa vie est plutôt cool mais elle s'ennuie. C'est l'été, New York est irrespirable, ses amis sont tous partis en vacances et elle est seule. Elle regarde souvent par la fenêtre et rêve d'autre chose. Elle veut des étendues sauvages, des steppes qui n'en finiraient pas, de la verdure encore et encore. Bien sûr, elle pourrait aller à Central Park mais ce n'est pas la même chose. Là-bas, elle sait que tôt ou tard elle retournera sur l'asphalte, ce macadam qui suinte sous les rayons écrasants du soleil. Central Park est trop petit pour Hannah. New York est trop petit. C'est dans l'Ouest qu'il lui faut aller, c'est dans l'Ouest qu'elle voudrait partir. Un road trip, elle en a toujours rêvé. Aller de festival en festival. Marcher le long des routes, faire de l'auto-stop. Sauter dans des wagons vides qui roulent au ralenti. Voir le paysage défiler et respirer. Ok, elle se dit que peut-être c'est un peu trop idyllique tout ça. Il y aurait sans doute des embûches, des coups durs et la pluie et la boue. Qu'importe! Elle veut partir sur les routes avec son sac à dos, quelques dollars en poche et advienne que pourra! Elle repense à sa mère dans les années 70, son look à la Jodie Foster et ses lunettes de soleil en forme de coeur. Son sourire. Ses dents du bonheur. Son bonheur tout court. Pourquoi elle ne peut pas avoir ça? Pourquoi est-ce qu'elle se sent nostalgique de choses qu'elle n'a pas connues? Elle a toujours cru en la possibilité de belles rencontres fortuites au détour d'une rue, sur un banc public, à la terrasse d'un café alors rien de tel qu'une aventure comme celle-ci! Elle veut arrêter de vivre mollement à New York. Elle veut être cette fille des années 70 aux looks colorés, aux fleurs dans les cheveux, sur les vêtements. Elle veut porter du Coach. Elle se voit comme une neo Laura Ingalls, elle sommeille en elle, elle en est persuadée. Et puis elle a déjà les tâches de rousseur. Inconsciemment, c'est peut-être même toutes ces pièces qui lui ont donnée envie de partir se mettre au vert dans un endroit reculé de l'Ouest Américain. Où ses copines verraient sans doute des vêtements dignes d'une mamie, Hannah, elle, voyait des patchworks de liberty exquis, des tenues au delà du cool, des biker jackets pops et colorées, des vêtements légers comme une brise d'été, des robes courtes qu'on voudrait porter tout le temps, des jupes en cuir bicolores portées avec des chemisiers transparents et noués autour du cou telle une Calamity Jane des temps modernes. Tous ces vêtements étaient tellement dans l'air du temps et tellement différents de ce qu'elle avait l'habitude de porter. Ces neo parkas fleuries parfaites pour affronter les averses orageuses des mois chauds. Ces cuirs, ces peaux qui contrebalançaient le côté girly, jeune fille en fleurs des robes à froufrous. Tout était parfait. Et ces boots! Ces slip-ons animales! Elle pourrait marcher jusqu'à la côte Ouest avec elles! Le soir elle s'imaginait parfaitement avec ce pull imprimé d'un croissant de lune et de montagnes endormies. Ou bien avec ce pull dinosaure. Tyrannosaurus Rex. Ne le dites à personne mais secrètement elle avait toujours rêvé d'être paléontologue. C'est à cette collection que ressemblait la liberté. La liberté de porter ce que l'on veut, de mixer les imprimés, les matières, les influences. La liberté d'être qui l'on veut. Une bikeuse. Une It girl. Une nerd. Une fille sexy ou romantique. Ou bien les deux. La liberté d'incarner un esprit américain loin des clichés, loin des stéréotypes. La liberté d'être une vraie fashionista et peu importe si ses "copines" la regardaient de travers ou de haut. Cette collection Printemps Eté lui donnait envie d'être libre, d'être elle-même enfin. Et puis à quoi bon attendre d'être sur les routes, à des centaines de kilomètres d'ici pour éprouver ce sentiment? C'était le moment où jamais. La nouvelle Hannah allait voir le jour aujourd'hui avec ou sans vêtements Coach. Avoir toutes ces images et tous ces looks en tête étaient bien suffisant pour commencer à sourire et à se sentir vivante à nouveau. New York tiens toi prête, tu ne vas pas en croire tes yeux!"











Pictures by Paolo Musa for Dazed

Words by Charles Margueritte



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